mercredi 25 avril 2018

Histoire d'Hommes / Thierry Jaëglé


Né en Haute-Marne dans les années 60, l'auteur a une grande fratrie (6 enfants en tout dans la famille); Il réside à ce jour à Paris avec sa femme et ses enfants.
Il aime la littérature et la poésie mais ne se lance pas tout de suite dans l'écriture. Son premier roman est "Histoire d'Hommes", paru en 2012 à compte d'auteur. L'auteur enchaîne ensuite, en 2014, avec son deuxième roman : "Sur le parcours d'Emi", publié en auto-édition.
Un troisième roman, intitulé "Le sauveur" est en cours d'écriture.

Mon avis sur "Histoire d'Hommes":
Je lis peu de récit qui ont un fond de vécu, même si tout le reste de l'histoire est fictif et que je le sais, j'ai beaucoup plus de mal à lire un roman quand je sais que le fond des sentiments décrits a été vécu par la personne qui écrit. Alors oui, on peut me dire que chaque auteur puise dans son expérience personnelle pour écrire et décrire les sentiments dans une histoire mais là, ce n'est pas la même chose, l'auteur le précise dans son livre et donc je pars avec cet à priori. Ayant également un passé assez lourd, il y a des lectures que je m'interdis d'ailleurs mais bon, je ne suis pas là pour parler de mon passé mais du présent livre.
Tout d'abord, l'intrigue, ce père qui soudain fait tout pour retrouver un fils qu'il n'a que peu connu. Le style utilisé en début de roman est efficace, il donne envie au lecteur de tourner la page, donne envie d'en apprendre plus sur cet homme et ce qu'il veut.
A partir du moment où l'on se trouve avec Nicolas, c'est un peu plus compliqué, d'une part les sentiments qui animent cet homme sont une vraie tornade et l'auteur a su le faire passer dans son écrit, c'est très bien mais le reste de la narration est parfois difficile à suivre, il y notamment une erreur lorsque Nicolas reçoit l'appel de sa femme le matin et quelques phrases plus loin l'auteur insinue que cet appel a été passé la veille au soir, c'est une petite erreur mais elle m'a sauté aux yeux. Je sais aussi que l'auteur a certainement voulu faire passer au lecteur ce qui se trame dans la tête du quadra, qu'il a un sac de nœuds de sentiments à démêler mais le lecteur aussi a souvent du mal à s'y retrouver et cela perturbe la lecture.
La suite est bien menée dans l'ensemble et les rebondissements sont prévisibles mais bien trouvés.
Les personnages sont tous assez bien traités, les sentiments sont cohérents dans l'ensemble sauf pour le jeune garçon de six ans qui se comporte dans les faits plus comme un enfant de 3-4 ans, à 6 ans, un enfant peut comprendre et exprimer plus de choses, même avec un père au passif lourd! C'est vraiment le seul personnage qui ne m'a pas convaincu dans le récit.
Autre chose qui ne m'a pas réellement convaincu dans ce récit est le fait que le flic accède aux suppliques (légitimes en plus, puisqu'elle veut voir son mari) de Florence en voyant le portrait de sa propre femme se superposer à celle de cette jeune femme. En fait j'ai trouvé ça "cliché" et un peu trop paranormal dans une  enquête policière qui ne l'était pas du tout, ça m'a assez dérangé de voir ça dans le récit.
A part cela, les descriptions sont assez bonnes, elles ne sont pas trop longues mais en disent assez pour que le lecteur puisse se repérer.

Dans son ensemble, le livre est une lecture pour passer le temps, pas vraiment une grande enquête policière, il est plus à lire pour les sentiments humains qui sont exprimés dedans que pour autre chose; Bien qu'il ne soit pas un coup de cœur, c'est une bonne lecture. 

Sources:


dimanche 22 avril 2018

Le Cycle de Barcil : Orglin la primitive. Nouvelle 1 / Jean-Marc Dopffer


Jean-Marc Dopffer est français, né dans le Sud de la France en 1978.
Après un parcours scolaire sommes toute assez classique et littéraire - Artistique, c'est une expérience d'écrivain éclectique que Mr Dopffer nous propose puisqu'il s'essaye dans des genres et des styles très différents les uns des autres!
La preuve par un aperçu de sa bibliographie:

"1944. Carnet de vie. De Hyères à Toulon, itinéraire d'un jeune homme sous l'occupation." Editions du Lau. Hyères, 2009.
L'auteur nous propose ici une biographie rédigée avec l'appui de notes familiales.

"Embarqué[s]! Ces images qui font l'Histoire. Préface  de Patrick Chauvel ▝ . Editions du Lau. Hyères, 2014.
▝ Patrick Chauvel : est un reporter-photographe de guerre français, né en 1949, il est aussi écrivain, réalisateur et acteur. Il a couvert les principaux conflits mondiaux tels que : Afghanistan, Pakistan, Kosovo, Israël, Libye, Syrie, Egypte, etc.
Il a reçu le World Press et le Prix du Photojournalisme d'Angers.
"Embarqué[s]! est un roman de fiction sur les reporters de guerre. L'auteur leur rend ainsi un hommage littéraire.

"Le Cycle de Barcil : Orglin la Primitive. Nouvelle 1." Auto-éditions en 2016.
Nous emmène dans un monde de Fantasy totalement à l'opposé du genre proposé par l'auteur jusque là!

"Nouvelle ligne. Papa en 9 mois et 17 heures." Auto-éditions en 2017.
Est totalement différent également de ses trois premiers opus. C'est une auto-biographie néanmoins! Mais celle d'un papa en devenir. 

"Le Cycle de Barcil : Etolien le Manchot. Nouvelle 2." Auto-éditions en 2017.
Deuxième nouvelle qui fait suite à Orglin la Primitive pour affiner son Cycle de Barcil.

Mon avis sur la nouvelle : Orglin la Primitive:

Je me retrouve avec une jeune fille apeurée, mais pleine de vengeance aussi!
Au départ, je me suis dit que j'allais encore lire un énième récit de conflit Humains/Elfes ou autres créatures fantastiques, j'en ai déjà tellement lu! J'ai tout de même assez vite vu une nuance, c'est par une "paix" que tout semble commencer et dans le sang qu'Orglin va réellement venir à la vie ; C'est du moins ainsi que je l'ai compris.
A voir pour que je lise la suite car cette première nouvelle est assez frustrante en terme de précisions, cela bien que j'ai eu de la peine à entrer dans le récit. Il y a beaucoup de descriptions qui s'enchaînent et qui ne laissent pas vraiment le temps au lecteur de faire le point sur ce qui se passe devant ses yeux! Mais je suis intriguée! Quel est ce monde? Qui sont ces gens qui le peuplent et que veulent-ils?
A suivre donc pour l'histoire.
Au niveau du style, on voit que l'auteur n'en est pas à son premier roman. Le style est fluide, les mots amènent les images de suite dans la tête du lecteur et on a envie de tourner la page (ou plutôt de "scroller" la roulette de la souris dans mon cas!).
Je n'en connais pas assez des personnages sur cette nouvelle pour pouvoir me prononcer à leur sujet, c'est dommage mais c'est le risque du genre de la nouvelle.
J'attends donc de pouvoir m'offrir la suite (quand ma PAL aura diminué ainsi que les services presses que j'ai à réaliser...).

mardi 17 avril 2018

Mères Primales / Brand Souffy


Qui est Brand SOUFFY?

C'est le pseudonyme d'un auteur ayant déjà écrit de nombreux romans : Michel RIETSCH. Il est français, né à Strasbourg en 1956 et s'il y a bien quelque chose que l'auteur sait faire, c'est écrire sa propre histoire, que ce soit sa véritable biographie ou celle qu'il a imaginé et comme je ne veux pas simplement les réécrire ici, je vais les mettre en liens dans mes sources pour cette chronique et vous pourrez aller les lire à votre aise lorsque vous aurez fini de lire ma chronique. Merci.

Une bibliographie quand même ou bien....?

- Moi Nuage Blanc l'Alsacien / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions Oberlin en 2000 -- mais plus disponible sur leur site à ce jour;

- Le Chevalier de Marienthal / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions Oberlin en 2001;

- Le Val / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions R. Hirlé en 2001;

- Du sel et des hommes. Un siècle de mines de potasse d'Alsace / Michel Rietsch. Livre documentaire paru aux éditions de La Nuée Bleue en 2005;

- Rififi dans les géraniums / Michel Rietsch. Livre paru aux éditions de La Nuée Bleue en 2005;

- La ferme aux secrets / Michel Rietsch. Roman paru aux éditions L'Ecir en 2006;

- Fugue dans les étoiles / sous le pseudonyme de Brand Souffy. Roman paru chez Edilivre en 2009;

- Village cherche idiot / Michel Rietsch. Paru aux éditions Presque Lune dans la collection Les Lunatiques en 2011;

- Malgré tout / Michel Rietsch. Paru aux éditions du Panthéon en 2011;

- La notation / Michel Rietsch. Roman paru aux éditions Black-ebook en 2012;

- Le Golgotha d'Odile / Michel Rietsch. Paru aux éditions Du Net en 2012;

- L'Ange / Michel Rietsch. Paru aux éditions Black-ebook en 2013;

- Balistiques et Vieilles Chandelles : une enquête de Walburga Krieger / Michel Rietsch. Paru en Epub et disponible gratuitement sur le site de la Fnac, 2017;

- Mères Primales / sous le pseudonyme de Brand Souffy. Paru aux éditions Libres d'écrire en 2017.



Alors ... j'en ai pensé quoi???

Ce roman débute comme un poème sans rimes, la prose est imagée et invite le lecteur au voyage dans cette intrigue mais, le lecteur ne sait pas ce qu'il va lire, pas encore, du moins s'il n'a pas lu le synopsis, ce que j'ai fait, j'ai accepté de chroniquer ce roman sans lire le synopsis, juste en étant intriguée par la couverture et le titre...
Dès le début, chaque mots semblent choisis avec un soin particulier.
Et on entre facilement dans ce roman.
L'auteur nous y présente les "Humanzee", ces êtres hypothétiques, aussi appelés "Chuman" ou "Manpanzee", seraient le résultat de l'hybridation entre l'humain et le chimpanzé. A vrai dire, cette tentative d'hybridation a bien eu lieu par le biologiste russe Ilia Ivanovitch Ivanov dans les années 20 mais elle n'a pas abouti! Il y a bien eu une légende, celle de l'hybride "Oliver" qui était une réussite mais cette réussite tient plus, après renseignements, de la fausse rumeur que d'autre chose.
En tout cas, au-delà du thème général de la fiction que Brand Souffy nous propose ici, c'est toute l'intrigue et l'histoire qu'il a écrit autour qui m'a percuté littéralement! Le mot n'est pas trop fort, je ne l'emploie pas pour faire un quelconque plaisir à ce monsieur, j'ai été marquée par son récit, par son intensité, par les personnages aussi, surtout celui de Swala, bien que je ne puisse pas mettre Louise de côté, elle m'a beaucoup ému également!

En parlant des personnages et sans vous spoiler, vous savez que j'ai horreur de ça, voici ceux qui m'ont marqué:
- Louise est l'une des héroïne, celle que vous allez lire toute la première partie du roman. Elle m'a semblé une personne beaucoup plus intelligente qu'elle ne veut bien l'admettre, de part son langage et ses réflexions sur la vie. Elle a l'air ancrée dans la réalité mais vit de rêves aussi et elle sait ce qu'elle veut. Quand elle a un objectif, elle ne le lâche pas!
- Brinder : est totalement dingue et pour faire ce qu'il fait, il faut l'être! Mais je pense qu'il pense faire le bien en fait, il travaille à quelque chose qui le dépasse. Quelque part, je crois aussi qu'il est attaché à Louise.
- Swala : elle est forte, elle doit l'être et vive aussi mais très très intelligente et elle le sait. Elle a le courage de sa mère et n'est pas prête à faire ce pourquoi elle a été créée! Elle a l'air aussi totalement détachée parfois de ce qu'elle est et de ses sentiments et cela la rend encore plus attachante!

L'histoire, même si elle met en avant des manipulations génétiques compliquées est simple, et c'est bien ce qu'il faut pour apprécier la prose précise, raffinée, presque poétique de l'auteur. Les mots utilisés touchent et disent bien les sentiments, les actions, ils sont profondément humains même si peut-être pas toujours accessibles à tous. Malgré quelques fautes ou approximations dans le texte, j'ai aimé suivre Louise d'abord, la voir évoluer, sortir de son cocon, puis, continuer le récit avec Swala, personnage que j'ai eu de la peine à quitter au moment de refermer le fichier du roman.
J'ai hâte de connaître la suite car je ne peux pas rester sans savoir ce qui va arriver ensuite.

Et t'as eu où ces renseignements???


vendredi 6 avril 2018

Démons / Shirley J. Owens


Se faisant également appeler Line D. Rey, le vrai nom de cette jeune auteure, née en 1982 en France m'est inconnu.
Comme beaucoup d'auteurs, Shirley aime lire depuis très jeune. Elle aime aussi l'informatique puisqu'elle possède un diplôme d'études supérieures en informatique, ce qui n'est pas rien.
Si elle se contentait d'écrire des nouvelles au départ, elle s'est mise tout récemment à l'écriture de romans.

Bibliographie:

     ✍ Nouvelles:

- "Le Trésor du Baron" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée dans l'anthologie "Or et Sang" aux éditions du Petit Caveau. Villard Bonnot (France), 2009;

- "Tentation exquise" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée sur le forum privé "L'Armoire aux épices", Piments et muscade n°1 en 2008 / Attention, si vous voulez aller voir sur le site du forum, les inscriptions sont impossibles donc il ne m'a pas été possible d'en savoir plus, ne voulant pas déranger l'auteure pour cela;

- "Une mère aimante" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée dans "Le Quidam" aux éditions Olibrius céleste en 2008; Cette revue Internet a malheureusement stoppé sa diffusion en 2008;

- "Une belle-mère nommée vipère" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée dans "Trois Petits Points" n°2 en 2007;

- "Violence conjugale" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée dans le fanzine "Éclats de Rêve" n°11 en 2007;

- "Bataille finale" ~ écrite sous le pseudonyme de Line D. Rey. Publiée dans "Solstice" n°6 aux éditions Mille Saison (appelée 5ème saison à l'époque) en 2006.

     ✍ Romans:

- "Démons" ~ écrit sous le pseudonyme de Shirley J. Owens. "Editions Séma", collection Séma'gique, 2016;

- "Rebel" ~ écrit sous le pseudonyme de Shirley J. Owens avec des illustrations de Céline Simoni. Aux Editions Voy'[EL]", collection Atom n°2. France, 2016;

- "Une nouvelle grotte pour le dragon" ~ écrit sous le pseudonyme de Shirley J. Owens, c'est un album jeunesse aux Editions Voy'[EL] en 2018.

Mon avis sur le livre "Démons":

Aldavir est un jeune homme blessé par la vie. Ida, elle, est une jeune demoiselle pas gâtée non plus... Le premier estime ne devoir penser qu'à lui-même, en égoïste, car personne n'a jamais pensé à lui, personne sauf Radulf qui l'a recueillit; la deuxième est traquée et peine à échapper à ses poursuivants! Mais pourquoi? Et par qui?
Aldavir va aller de découvertes en découvertes, voyant sa vie totalement chamboulée.

Si je me suis un peu ennuyée au tout début du roman qui ne manque pourtant pas d'action, les aventures de ce jeune garçon et sa transformation mentale m'ont petit à petit happée et, finalement, j'ai dû continuer à tourner les pages virtuelles afin de savoir, de comprendre. Le livre est accessible aux jeunes de 15 ans et plus, la lecture est agréable, les personnages faciles à appréhender et attachants.
La fin ne m'a pas surpris mais fait plaisir par contre car c'est celle que j'attendais. Un bon roman et une bonne intrigue pour les jeunes qui n'aiment pas forcément lire, ce serait un bon roman pour les amener à lire plus assidûment.

Sources pour la rédaction de cette chronique:




Il sera une fois... / Southeast Jones


Mais qui se cache derrière ce pseudonyme?

Ce pseudonyme est celui de Paul Demoulin, un liégeois (vive la Belgique!) né en 1957. Il s'avère qu'il s'intéresse très tôt à la littérature et, curieux de tout, il aime découvrir de nouvelles choses. Alors qu'une bouquinerie ouvre ses portes non loin de son domicile, il découvre "Fiction Magazine", Galaxie" ainsi que des collections telles que "Le Rayon Fantastique","Fleuve Noir" et "J'ai Lu".De son aveu personnel, le personnage de Southeast Jones est né en hommage au personnage de science-fiction de Catherine L. Moore dans "L'Aventurier des Etoiles" : Northwest Smith. A l'âge de 15 ans, il publie sa première nouvelle "Dieu est bon" dans le journal de son quartier "Ouvrez les Vennes", cahiers de quelques pages tirés à quelques 1200 exemplaires tout de même ; mais non apprécié à sa juste valeur, son humour n'est pas du goût des jésuites qui hébergent l'imprimerie du journal et il est donc remercié!
Il devient boulanger-pâtissier et, malgré la rudesse de cette profession, il continue à être un lecteur et un écrivain assidu; cela lui permis de remporter le prix du jury et le prix des lecteurs lors d'un concours de nouvelles policières lancé par la commune de Seraing dans le cadre de "l'année Simenon" ~sa nouvelle s'intitulait : "Jour gras".
Avec Vincent "Vinze" Leclercq et Ludovic Klein, il fonde l'Asbl "Les Artistes fous Associés" en 2012, pour permettre aux gens de voir et connaître les travaux de plusieurs artistes écrivains, photographes et illustrateurs/infographes; le moins que l'on puisse dire, c'est que, bons ou mauvais sentiments, personnes ne peut rester indifférents à ce qu'ils proposent.


"Fiction Magazine"

Revue de SF française, parue pour la première fois en 1953; elle était éditée par OPTA - maison d'éditions française également et spécialisée dans les romans policiers et de SF depuis 1933 - C'est l'une des revues de SF qui a connu la plus grande longévité dans le domaine avec 412 numéros. Elle s'est arrêtée en 1990, pour être reprise sous forme de trimestriel en 2005 par les éditions Les Moutons électriques - Maison d'éditions française fondée en 2003 - Malheureusement, la parution s'est arrêtée l'année de la reprise.

"Galaxie"



Magazine de SF français édité par :

  • "Nuit et jour" de 1953 à 1959 : il y eut 65 numéros dans lesquels étaient édités des nouvelles, des romans à suivre et une rubrique sur les OVNI. C'est d'ailleurs cette revue qui fit connaître la collection Fleuve Noir Anticipation au grand public; 
  • "OPTA" de 1964 à 1977 : il y eut 158 numéros avec la publication de nouvelles, de romans à suivre (classiques et auteurs récents).
En parallèle du magazine, fut publiée une collection d'ouvrages SF "Galaxie-bis", qui a compris jusqu'à 148 volumes, chaque volumes comprenant un roman et une ou plusieurs nouvelles (jusqu'au numéro 55).



"Le Rayon Fantastique"

Collection créée en 1951 chez Hachette / Gallimard et dirigée par Georges H. Gallet ~pour Gallimard ~et par Stephen Spriel ~pour Hachette ~
Cette collection s'est arrêtée en 1964 après 124 publications.



"Fleuve Noir"

Aujourd'hui nommée "Fleuve Editions", depuis 2013, c'est une maison d'édition française spécialisée dans le roman dit "populaire"; elle fut créée en 1949 par André (Hector) de Caro, Robert Bonhomme et Guy Krill. Dans les collections lesp lus connues, on peut citer : Spécial Police (débutée en 1949), Espionnage (débutée en 1950) et Anticipation (débutée en 1951 et terminée en 1997).



"J'ai lu"

Créée en 1958 par Frédéric Ditis, la maison a été rachetée par le groupe Flammarion en 2004 et est dirigée par Gilles Haeri.

Bibliographie: 


     ✽ Nouvelles:

"Dieu est bon"
Parue dans "Ouvrez les Vennes", journal de quartier en 1972;

"..."
Publiée dans "Fin(s) du monde. 20 récits apocalyptiques illustrés", anthologie parue aux éditions des Artistes Fous. Bègles (France), 2012;

"Barbares!"Publiée dans le recueil "Il sera une fois...", éditions Séma dans la collection Séma'Galaxie. Bouge (Belgique), 2016;

"Le C.R.I.M. était presque parfait"
Parue dans le recueil 'Il sera une fois...", éditions Séma dans la collection Séma'Galaxie. Bouge, 2016;

"Clic!"
Publiée dans "Fin(s) du monde. 20 récits apocalyptiques illustrés", anthologie parue aux éditions des Artistes Fous. Bègles, 2012;
"Contrat"
Publiée pour la première fois dans l'anthologie "Fin(s) du monde. 20 récits apocalyptiques illustrés" en 2012.
Republiée dans le recueil "Il sera une fois..." en 2016;

"Début de semaine"
Publiée dans le recueil "Il sera une fois..." en 2016;

"Divergence d'opinion"
Publiée dans le recueil "Il sera une fois..." en 2016;

"Émancipation"
Publiée dans "Fin(s) du monde. 20 récits apocalyptiques illustrés" et "Il sera une fois...";

"Les enfants de nos enfants"
Publiée dans l'anthologie "L'homme de demain", paru aux éditions des Artistes Fous en 2015;
Republiée dans le recueil "Il sera une fois...";

"Grand-Veille" / avec les illustrations de Simon MICHEL.

Publiée dans l'anthologie "Créatures", éditions La Mandolière, collection Monade n°2. Longchamps, 2013.
Republiée dans le recueil "Il sera une fois...";

"Jonas"
Parue dans l'anthologie "Sales bêtes!", éditions des Artistes Fous en 2013;
Republiée dans le recueil "Il sera une fois...";

"Jour gras"
Parue dans l'anthologie "Folie(s)", éditions des Artistes Fous en 2014.
L'auteur remporte en 2003 le prix du jury et le prix des lecteurs d'un concours de nouvelles policières lancée par la ville de Seraing dans le cadre de "L'année Simenon";

"Noël Lointain"
Parue dans le recueil "Il sera une fois...";

"Notre-Dame des Oposssums"
Publiée dans "Sales bêtes!" en 2013.
Republiée dans le recueil "Il sera une fois...";

"Question de Foi"
Publiée dans le recueil "Il sera une fois...";

"Rétrocession"
Publiée dans le fanzine "Géante Rouge n°10" en 2008 ~avec la couverture de Thimothée Rey.
Republiée dans le recueil "Il sera une fois..." ;

"Le temps du repos"
Parue dans le recueil "Il sera une fois...";

"Trip"
Parue dans l'anthologie "Robots", éditions La Mandolière, dans la collection Monale n°3 en 2014;
Reparue dans "Univers 03" aux éditions J'ai lu dans le cycle univers (anthologie périodique). Textes réunis par Jacques SADOUL, ill. WOJTEK SIUDMAK. Collection Science-Fiction 1959-1984, première série, n°629, 4ème  trimestre 1975;

"Denis Noodle et le sexe"
Parue dans l'anthologie "Les contes roses", éditions des Artistes Fous, en 2014.

      ✽ Roman:

"Il sera une fois..."
Recueil de nouvelles paru aux éditions Séma dans la collection Séma'Galaxie, 2016.
Pour ce recueil, Southeast Jones a reçu le Prix Bob Morane en 2017.

Mon avis sur le recueil:

Après cette lecture très intéressante, je vais me permettre Monsieur Southeast Jones de décortiquer nouvelles par nouvelles votre oeuvre et vous dire ce que j'en ai pensé.

     Préface:
Si si Monsieur Leclercq, il existe des lecteurs qui lisent les préfaces et j'en suis... ^^
La vôtre m'a plus, beaucoup et fait sourire car, loin de se contenter de présenter sommairement le roman, vous présentez également l'auteur, qui est aussi votre ami et ceci avec humour et finesse; cela donne envie de tourner la page et d'aller découvrir le recueil et même si c'est le but d'une préface normalement, elle est loin d'être l'assommante préface que j'ai déjà eu l'occasion de lire; donc bravo pour celle-ci et en avant pour la critique du recueil proprement dit.

     Barbares!
L'illustration de début de nouvelle est proposée par l'artiste nommé Stab, elle est très sombre mais détaillée et, après ma lecture de la nouvelle, je trouve qu'elle la représente très bien. Avant ma lecture, je n'aurais pas pu dire ce qu'elle voulait représenter et c'est ce qui m'a poussé à cliquer pour voir la page suivante.

Dans cette histoire, le monde créé par Southeast Jones m'a plu, pas pour y vivre bien entendu mais il me semblait que cela pourrait être une autre planète tout comme cela aurait pu être notre monde dans un futur lointain (ou proche, qui sait!). Du début à la fin, vous ne saurez pas exactement qui parle et c'est ça qui m'a le plus plu dans la narration; c'est en plus dans le plus pur SF que j'adore depuis que je suis enfant! "Super entrée en matière pour ce recueil! " me suis-je dit.
Quel rêve de pouvoir visiter d'autres univers tout en restant assis dans son salon!

     Contrat
L'illustration de début de nouvelle est cette fois proposée par l'artiste Christophe Huet, dont je vous ai déjà parlé ici.
Cet illustrateur / infographiste a le don, de part son talent, de faire naître des émotions en vous! Pour celle-ci, j'ai eu une sensation de malais en la regardant.

En ce qui concerne la nouvelle, j'ai eu peur au départ de me retrouver à lire une énième histoire de pacte entre le Diable et un humain pour une raison lambda... mais, cette histoire va plus loin, beaucoup plus loin! Tant que cela en devient presque angoissant à imaginer dans la réalité, ceci, même si l'humour s'allie à la peur.

     Emancipation
L'illustration du début de nouvelle est proposée par Stanley Grieves. Elle est graphique, impressionnante et, avant de connaître l'histoire, elle m'a beaucoup intrigué.

J'ai pour habitude, quand je vais chroniquer un livre, de lire l'histoire (la bonne blague me direz-vous!), de mettre mes sentiments à chaud sur le papier, sous forme de mots-clefs, de laisser décanter ces sentiments un jour ou deux puis, d'y revenir pour écrire ma chronique.
Ici, même après quelques jours, j'ai du mal à mettre des mots sur ce que j'ai ressenti à propos de cette nouvelle! Peut être parce que d'un côté, elle fait un peu écho à ma propre histoire (mais pas à ce point soyons bien d'accord!). En tout cas, elle m'a semblé étouffante de solitude et triste par bien des aspects.

     Divergence d'opinion
L'illustration du début de nouvelle est proposée par Christophe Huet. A la voir, je m'attends à une bataille, un lieu sombre, peut-être sur un monde lointain!

Pour la nouvelle,  ne riez pas mais, l'histoire m'a fait penser à un épisode de la Panthère Rose & Friends (seuls les vrais sauront!!!). Au départ, j'ai considéré cette histoire comme étant absurde, vide de sens, puis, en y repensant, je me suis rendue compte que c'était une parfaite caricature de la société humaine! Lisez bien et dites-moi si vous êtes d'accord.

     Question de Foi
L'illustration d'introduction est proposée par l'artiste Stef-W. C'est très futuriste comme représentation, elle est belle aussi, donne une impression aérienne, de légèreté.
Après lecture de l'histoire qu'elle représente, je trouve qu'elle est parfaite.

Cette histoire, je l'ai dévoré! Elle est prenante, son univers vous happe et ne vous lâche plus. Mais je me suis trouvée frustrée car j'aurai aimé qu'elle continue et devienne un roman à part entière.

     Rétrocession
L'illustration a été réalisée par Xavier Deiber. Si le premier plan ne me plaît pas plus que ça car ce n'est pas le genre  de traits que j'affectionne d'ordinaire, le fond me semble plus diffus et aérien, il me plaît beaucoup plus d'ailleurs. Le dessin représente une scène décrite dans l'histoire.

Cette nouvelle se lit comme on fait un voyage, c'est agréable, on se sent emporté par le narrateur, Ishmaël. Le vaisseau m'a emmené avec lui tout au long de cette courte aventure et le retour à "bon" port ne fut pas sans peine, il y a des histoires que vous avez du mal à quitter, celle-ci en fait partie.

     Jonas
L'image ici est de Stab, elle est toute en couleur et elle me fait beaucoup penser aux illustrations que l'on pouvait voir dans les années 50-60, quand les artistes imaginaient ce que serait le futur.

En ce qui concerne la nouvelle, je ne sais pas si l'auteur avait ce but mais j'ai été déstabilisée par ce qu'il raconte et je me suis trouvée gagnée par les sentiments des personnages, surtout le récit de l'homme avalé par un ogre!

     Trip
L'illustration est de Stef-w, elle m'a moyennement plu de par son graphisme mais elle représente l'histoire de manière efficace.

Cette histoire est intense, c'est comme si j'avais suspendu ma respiration pour la lire d'une traite. C'est en voyant le point final que j'ai écrit sur mon petit cahier de notes qui ne me quitte jamais quoi que je lise : "Waouh!". Le titre est totalement approprié, j'ai lu l'histoire comme un trip (même si je ne sais pas vraiment à quoi peut ressembler un vrai trip, ma seule connaissance des produits euphorisants se limitant au cannabis et c'était il y a longtemps!). C'était original, surprenant et fulgurant.

     Grand-Veille
Pour l'illustration, je ne sais pas pourquoi, mais avant de vérifier de qui elle était, je savais que c'était Christophe Huet qui l'avait créé! Je commence à connaître un peu son style et je l'ai totalement retrouvé. Ce que j'ai pensé en la voyant c'est "frayeur", "angoisse", "cauchemars"!!!

Cette nouvelle! Mais bon sang, c'est ma préférée de tout le recueil, et pourtant il y en a plusieurs qui m'ont plu mais celle-là m'a marqué; le thème est original, bien traité, les personnages sont réalistes, surtout sur une si courte histoire et j'ai tellement aimé que j'ai été déçue de ne pas voir cette histoire continuer, je pouvais très bien me faire le film dans ma tête et je verrai bien une suite à cette histoire...

     Notre-Dame des Opossums
L'illustration est signée Stef-W. Elle donne clairement le ton de l'histoire de ce monde et ces bestioles me font froid dans le dos tant elles semblent me fixer à travers l'écran brrr!

Tout autant, je ne voudrais pas me retrouver dans ce monde, d'être sous l'influence de ces choses! Cette nouvelle est pleine de détails qui lui donnent sa vraisemblance. Elle est originale, bien narrée et imaginée. 

     Début de semaine
L'illustrateur est JC Gapdy. Elle est représentative de l'histoire mais ne m'a pas trop inspiré même si bien réalisée, elle me semblait trop monochrome.

Le pire dans cette histoire, c'est qu'elle pourrait être réelle, arriver dans notre monde et c'est ce qui est angoissant, cette idée que des fous pourraient en arriver là!

     Le C.R.I.M. était presque parfait
L'illustration, de Xavier Deiber est assez énigmatique et n'a pas réellement provoqué de sentiments en moi.

Cette histoire n'est clairement pas ma préférée, mais elle a du potentiel, seulement, la fin m'a paru des plus bizarre. Je n'ai pas été séduite plus que ça par l'univers proposé dans cette nouvelle.

     Le temps du repos
Pour ce dessin, Xavier Deiber m'a donné des frissons ... ... de frayeur...

Cette histoire m'a paru métaphorique, une narration à propos de l'évolution humaine il me semble. Elle est bien menée, bien construite mais j'ai eu le sentiment qu'il manquait quelque chose, je ne sais pas réellement quoi mais j'ai eu un manque.

     Noël Lointain
J'ai bien ri en voyant l'illustration de Stab, j'ai eu devant moi un tardigrade "Père Noël" à trois jambes...

... mais j'ai dpu relire deux fois la nouvelle pour en appréhender les subtilités. C'est une histoire originale mais sans plus pour moi.

     Les enfants de nos enfants
Stef-W a créé une superbe illustration pour cette nouvelle, à la fois mélancolique et dérangeante de part le regard de ce personnage que je ne  saurai qualifier d'enfant en étant certaine que s'en est bien un!

Cette histoire est ma deuxième préférée, c'est L'histoire, criante de vérité tant cela peut se comparer à l'évolution que l'humain pourrait avoir; et la réaction que l'humanité a envers la différence!

Pour conclure, si je n'ai pas adoré toutes les nouvelles, l'auteur peut se rassurer, j'ai aimé la majorité d'entre elles car elles sont variées, traitent de thèmes originaux, sont bien écrites et ont toutes un univers bien à elles et vivant.
Si vous voulez passer un bon moment, vous évader, sautez sur ce recueil, vous trouverez ce qu'il vous faut, de quoi décoller de votre routine et embarquer dans des mondes fabuleux.

Sources pour la rédaction de cette chronique:

Les éditions 999 présentent Southeast Jones;
Informations sur le magazine "Fiction";
Informations sur le magazine "Galaxie"; Site Internet du magazine "Galaxie";
A propos de la collection "Le rayon fantastique" de Gallimard/Hachette;
A propos de "Fleuve Noir"; A propos de la collection "Anticipation" des éditions Fleuve Noir; Informations Wiki sur "Fleuve éditions"
Page Noosfère à propos de Southeast Jones;
Site Internet des Artistes Fous Associés;





vendredi 30 mars 2018

L'ennui du mort-vivant / Luc Doyelle


Et une biographie, une:

Ce monsieur, écrivain qui ne manque pas d'humour, est né en 1963 mais je ne saurais absolument pas vous dire où avec assurance, vu que ce monsieur aime balader ses lecteurs en se créant des biographies délirantes et apparemment fausses. Ce qui n'est pas pour me déplaire car j'aime bien les auteurs atypiques, ça change!
Il me semble tout de même que monsieur aime citer les bières belges dans son roman du moins (enfin, il faut dire qu'on fait de la bonne bière chez nous, et du bon chocolat, et de bonnes frites aussi... je m'égare là non?)
Une bonne partie des biographies que j'ai vu sont du faire de monsieur donc comme je vous le disais et comme je ne suis pas un perroquet qui répète bêtement ce qu'on me dit, je vais vous mettre les liens que vous pourrez aller consulter si vous voulez rigoler un coup en attendant de pouvoir lire les écrits de l'auteur :


Je m'arrête là pour les liens sinon vous ne reviendrez pas sur mon blog pour lire la suite.

Et si on parlait de ce qu'il a écrit?

- Les liaisons presque dangereuses. Ed. Les Nouveaux Auteurs. 2010. Livre numérique;

- C'est au pied du mur que l'on mange des merles. Ed. Laura Mare. Saint-Etienne, 2009;

- Qui veut la peau de Nestor Boyaux? Ed. Laura Mare. Saint-Etienne, 2010;

- L'ennui du mort-vivant. Auto-édition, 2017;

- Contributions de l'auteur:
     
     *  Santé! Recueil de nouvelles au profit de la Fondation des maladies rares. Avec les collaborations de : Jean-Luc BIZIEN, Bérangère DE BODINAT, Armelle CARBONEL, Luc DOYELLE, Claire FAVAN, Maxime GILLIO, Fabien HERISSON, Annabelle LENA, André MAROIS, Bernard MINIER, Michaël MOSLONKA, Max OBIONE, Jean-Marie PALACH, Gaëlle PERRIN, Stanislas PETROSKY, Jacques SAUSSEY. Recueil préfacé par Marina CARRERE-D'ENCAUSSE. Edité par L'Atelier Mosesu. Saint Romain de Colbosc, 2013;

     * L'exquise Nouvelle saison 2 : Les sept petits nègres. Recueil écrit au profit de l'association "Les P'tits courageux". Avec les participations de : Paul ART, Alexis AUBENQUE, David BOIDIN, Bernard BOUDEAU, Marilyn BREAND, Céline BROUSSE, François-Xavier CERNIAC, David CHARLIER, Paul COLIZE, Gérard COQUET, François CORBIER, Christophe DOLHENT, Luc DOYELLE, Mireille EYERMANN, Stéphane FOCHEUX, Sébastien GENDRON, Maxime GILLIO, Philippe LACAUSSE, Eric LATHIERE, eDamien LEBAN, François LEFEBVRE, Stéphane LEFEBVRE, Annabelle LENA, Jean-Noël LEVAVASSEUR, Jean-Christophe MAQUET, Armèle MALAVALLON-CARLIER, Frédéric MARS, Janis OTSIEMI, Christina PASCAL, Lydie PETITSEIGNEUR, Elena PIACENTINI, Francine REY-TERRIN, Eric ROBINNE, Hugues ROLAND, Sylvie ROUCH, Carlos SALEM, Jacques SAUSSEY, Frédéric SCHWEYER, Roger SMITH, Franck THILLIEZ, Michel VIGNERON, Erik WIETZEL. Edité par in Octavio éditions. Versailles, 2013;

     * Projet Ayiti 15-812. Recueil de nouvelles ayant pour thème Haïti et dont les bénéfices des ventes ont été versé aux Haïtiens. Avec les écrits de : Franck THILLIEZ (préambule), professeur Jean-Pierre PRUVO (préambule), Philippe PETIT, Paul MALAURY-PHILIPPE, Stanislas PETROSKY, Sam MASSON, Esther DRALLIGE, Luc DOYELLE, Robin O. GREENBULL, Anthelme HAUCHECORNE, Philippe LACAUSSE, David BOIDIN, Francine REY-TERRIN, Marie-Pierre VAN RECHEM, Didier HERMAND, Louise CARLIER, Adeline DIAS, Michaël SAILLIOT, Alain DESAULTY, Angéline BOLLENGIER, Pierre BRULHET, Anaïs OLEK, Saurel M, Léonie MERISIER, Valérie WARIN, Annette MASSE, Christophe DOLHENT, Elza BELDOR, Jocelyne ROUSSEL, Dali CHTRO, Michaël MOSLONKA, Majoce & Sainti, Valérie CADET. Couverture : Bruno BOLLENGIER. Edité par Tout Zanmi Ayiti en 2014.

Alors, venons-en aux faits!
Je l'avoue, je me suis demandée dans quel délire livresque j'étais tombée lorsque j'ai ouvert le fichier du roman.
Mais, heureusement pour vous, Monsieur Doyelle, j'aime l'humour sous toutes ses formes, qu'il soit noir, burlesque, caustique, satirique, ..., je continue? Non, je ne pense pas! Si j'aime l'humour, je ne me crois pas capable de le manier aussi bien que vous. Donc je préfère lire celui des autres ... et le critiquer (vous pouvez imaginer ici un rire démoniaque).

Bon, je redeviens vraiment sérieuse cette fois! Vous m'avez bien fait rire et pire, j'ai fini par chercher les mots d'esprits dans toutes vos phrases du roman! Répétant des noms dans me tête pour voir si je n'avais pas loupé un truc! C'est grave docteur?
Le capital sympathie vis à vis de votre récit à encore augmenté en lisant que vous vous adressiez directement au lecteur, j'adore ce genre de récit, je me sens plus impliquée, c'est bête mais c'est ainsi.
J'ai aussi remarqué que vous étiez un pro de la communication avec votre préambule plein d'humour et vos petites allusions à vos autres écrits, le tout dans le but de semer le doute pour le lecteur et de lui donner l'envie d'aller dévorer ce que vous avez créé, c'est malin, très malin et bien fait car ça passe comme une lettre à la poste dans le roman; mais j'oserai tout de même ajouter que vous êtes un coquin pour avoir fait ça! (si si j'ose).
J'ai l'impression que votre héros Lucius, est auto-inspiré non? Du moins, c'est le sentiment que j'ai eu. Franchement, il est bien ce personnage, atypique et il attire la sympathie (oulà je me répète moi).
Il m'a touché le Lucius, enfin ému je veux dire, n'y voyez aucune allusion, je suis mariée!

Bon, les amis lecteurs, sérieusement, ou pas, si vous passez une journée morne, que vous avez envie de ne pas vous prendre la tête avec une enquête déjantée et des mots d'esprits, ben vous tapez Luc Doyelle sur un moteur de recherche, celui que vous voulez, vous allez sur un site de vente légal et vous achetez la production de monsieur car il va vous faire rire si vous savez pendre les choses au second degré, vous passerez un bon moment.

Merci Mr Doyelle de m'avoir fait rire.

Sources pour la rédaction de l'article :

Chicago Requiem : La Saga des Henderson / Carine Foulon

Biographie et bibliographie:

Née en janvier 1978, Carine Foulon est à la base professeur de français dans un collège de France; elle est aussi une auteure reconnue en littérature jeunesse, poète et, avec le livre que je vous présente, elle écrit à présent pour les adultes.
Elle a, en outre, gagné quelques prix de poésie : prix Terpsichose 2013 du poème court et le prix Flamme d'or 2013 de la prose poétique.

     * Bibliographie:

          - Un repas chez Amélia la sorcière / Texte de Carine Foulon et dessins de Elise Catros. Ed. La Palissade. La Rochelle, 2014;

          - Pouline / Texte de Carine Foulon et dessins de Thanh Portal. Ed. La Palissade. La Rochelle, 2015;

          - Un repas chez les lapins de Pâques / Texte de Carine Foulon et dessins de Elise Catros. Ed. La Palissade. La Rochelle, 2014;

          - L'abécédaire fruitier / Texte de Carine Foulon et dessins de Delphine Bloc. Ed. Hugues Facorat. Pontault Combault, 2014;

          - Victor D'Estragues. Ed. Nutty Sheep, coll. Nouvelles Sorcellerie. Livre numérique. Varsberg, 2016;

          - Magdaleina. Ed. Nutty Sheep, coll. Nouvelles Zombies. Livre numérique. Varsberg, 2017;

          - Chicago Requiem : la Saga des Henderson. Ed. Dreamcatcher, 2017;

          - Je, tu, ils, nous / Collectif sur le handicap composé de : Marie LENNE-FOUQUET, Maria JEANNERET, Sabrina POINCOT, Eric BERNARD, Véronique GAULT, Laure ALLARD-D'ADESKY, Yannick FRADIN, Chartlène GROS-PIRON, K. SANGIL, Carine FOULON, Elizabeth SIMON, Vero-lyse MARCQ, Mélanie TELLIER. Anyway Editions. Le Mans, 2016;

          - Plus tard / Texte de Carine Foulon et dessins de Delphine Bloc. Nats Editions. Schrisheim, 2013.

Mon avis sur la Saga Henderson:

Chicago ... l'auteure nous plonge en pleines années folles, aussi appelées les "Roaring Twenties", années dorées pour les uns, dangereuses pour les autres puisque c'est aussi l'année de la Prohibition aux U.S.A. et donc des divers trafics... Mais on est au sortir de la première guerre mondiale, le monde doit se reconstruire et le boom économique ainsi que technique apparaît, renforçant les anciennes familles qui savent innover et faisant grimper ce qu'on peut appeler "les nouveaux bourgeois"...
Ces années voient aussi la montée d'influence des différentes mafias et la création des nouvelles mafias...

"Sur la scène d'une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient."
Et ils sont bien forcés de se côtoyer, au vu de la pression que les seconds mettent sur les premiers!

"William, issu d'une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de Speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d'actrice malgré la corruption et la prohibition.
La sœur de William, Mérédith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu'elle pense responsable de son incarcération, elle s'établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.
Le Vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville."

D'abord déstabilisée par l'enchaînement des dialogues et des situations - qui me paraissaient présentés dans le désordre - je n'ai pas tardé à être attirée - c'est bien le mot oui! - par le personnage de William Henderson (dont je soupçonne fortement l'auteure de l'avoir rendu irrésistible à certains moments...). L'écriture des premiers chapitres me semblait saccadée, comme si l'auteure nous narrait les flashes de ses personnages, et les situations du début me semblaient être un véritable sac de nœuds ..., mais, parce qu'il y en a un, il faut continuer le roman car il réserve des surprises et la situation s'éclaircit vite, l'intrigue nous montre le bout de son canon (Smith & Wesson évidemment!); non seulement l'intrigue se dévoile mais les personnages se révèlent aussi, comme si, avant, ils étaient voilés de gris et prennent des couleurs sous l'effet d'une mise en lumière.

J'ai beaucoup apprécié le soin apporté aux personnages, du plus petit n'apparaissant qu'une ou deux pages, au héros! Parlons-en d'ailleurs, de ce héros, d'insignifiant, acerbe voire haïssable, il se métamorphose en quasi-guerrier mais chuttt je n'en dirais pas plus, si vous voulez savoir, il va falloir aller lire le roman. L'anti-héros, loin de me mettre en colère - mais un peu beaucoup quand même - m'a, par légers moments, fait pitié ... puis, totalement dégoûté! Pas par les descriptions faites par l'auteure mais par ses actes dans le roman!

En résumé, j'ai passé un bon moment avec votre roman Carine Foulon, vous m'avez donné envie de cliquer sur ma souris pour lire la page suivante et je vous en remercie.

Sources pour la rédaction:

https://www.babelio.com/auteur/Carine-Foulon/295766