mercredi 20 juin 2018

Florence Porcel




Bonjour à vous,
une fois n'est pas coutume, on va parler de Youtube. J'ai posté un lien vers une vidéo d'une équipe Youtube il y a quelques jours : ce sont des filles qui aiment comme moi la littérature et font la revue de livres divers et variés mais de manière totalement originale et amusante, ça rend certaines analyses moins coriaces ou longues à lire ou à apprendre pour les plus jeunes je trouve et elles sont drôles en plus!
Donc, sur cette lancée, et comme je suis souvent sur Youtube, je voulais vous présenter une série de livres qu'à créé une autre Youtubeuse que je suis et qui est Florence Porcel, cette jeune femme née en 1983 est auteure, comédienne, scénariste et animatrice. Elle est passionnée par le spatial et en parle tellement bien dans sa série sur Youtube que, si vous voulez en apprendre plus, je ne peux que vous conseiller de vous y abonner et de toutes les regarder (voire les écouter simplement car cela s'écoute en faisant autre chose, moi, je faisais souvent le ménage tout en me cultivant sur le spatial). J'ai ensuite vu qu'elle avait écrit des bouquins et comme j'aime aussi les bouquins (vous aviez remarqué vous aussi?) et bien mon mari me les a offerts.

La Folle Histoire du Système Solaire: paru aux éditions DUNOD.

Quatrième de couverture:
"Après avoir déclassé Pluton, avons-nous découvert une neuvième planète dans notre Système solaire? Pourquoi Mars est-elle aussi petite? Quel formidable bestiaire d'objets cosmiques se trouve au-delà de l'orbite de Neptune? Où la vie extraterrestre pourrait-elle bien se cacher? Le Soleil mourra-t-il dans d'atroces souffrances ou s'éteindra-t-il paisiblement?
Florence Porcel, community manager officiel de l'Univers, fait le point sur le Système solaire, guidée par les scientifiques rencontrés au gré de son enquête, comme Hélène Courtois, Claudie Haigneré ou encore Roland Lehoucq. Grâce aux télescopes sur Terre et aux sondes spatiales Voyager, Cassini-Huygens, New Horizons et autres Rosetta, le portrait s'affine mais il reste encore de nombreuses énigmes à élucider"

Alors, ce qui est bien avec cette auteure, c'est qu'elle utilise l'humour et la métaphore, ce qui rend le sujet du spatial beaucoup moins strict mais non moins intéressant! Elle arrive à vous expliquer les choses simplement, à donner envie d'aller plus loin, dans le plus ardu cette fois et c'est un bonheur d'apprendre avec des gens comme ça!
Vous allez apprendre entre autre : ce qu'est exactement le Système solaire où nous sommes et où il se trouve dans l'Univers, mais attention, pas simplement en récitant seulement les planètes et en donnant quelques informations sur ces dernières, non, vous allez réellement avoir d'autres informations comme le noms des principaux objets du Système solaire, elle nous aide aussi à appréhender la notion de distance dans l'espace, notion très difficile à mettre en représentation mentale.
Florence Porcel reprend aussi ce qu'on appelle la "naissance" de notre Univers et la formation de notre Système solaire en l'état actuel des connaissances de nos scientifiques, et c'est bien expliqué, avec des mots ultra simples, des bulles sont incluses dans le textes qui donnent des définitions un peu plus ardues.
Dans un autre chapitre, elle nous parle des nombreux robots que l'on a envoyé dans l'espace afin de l'étudier et de ceux qui sont partis explorer les autres planète de notre Système solaire; Et surtout, nous parler des Rover martiens, car Florence Porcel a une relation privilégiée avec la planète Mars, elle le dit elle-même et j'en parlerai plus tard dans cet article lorsque nous évoquerons "Mars Horizon". 
L'auteure nous parle aussi des explorateurs humains envoyés dans l'espace ou sur la Lune, de la vie extraterrestre que nous cherchons toujours et enfin, elle parle en fin de livre de la fin du Système solaire, parce que oui hein il y aura bien une fin!
Quand j'ai refermé le livre, je me suis dit ben zut, c'était trop court mais quand je regarde la sommes des connaissances que j'ai pu y trouver, ben finalement, c'était intense! Je ne peux que conseiller ce livre, ne serait-ce que de part la manière dont il est conçu et qu'il pourrait bien attirer les jeunes vers l'espace.

L'espace sans gravité : Histoires insolites de l'exploration spatiale. Paru aux éditions Marabout.

Quatrième de couverture:
"Saviez-vous qu'un astronaute français a réparé le télescope Hubble en communiquant avec les dialogues de Star Trek? Que la fortune des géants du Web est en train de bouleverser l'exploration spatiale? Que le premier homme à être sorti dans l'espace était trop poilu pour devenir cosmonaute? Que la preuve du Big Bang a été découverte grâce à de la fiente de pigeon? Ou qu'aucun homme n'aurait marché sur la Lune sans deux génies féminins? L'histoire de l'exploration spatiale et des sciences de l'Univers regorge d'anecdotes croustillantes, de personnalités hautes en couleur, de ratés incontournables et d'héroïnes méconnues. Embarquez pour un voyage dans l'espace-temps, depuis les premiers exploits soviétiques jusqu'aux confins de l'Univers, à travers 31 histoires dans lesquelles la réalité dépasse souvent la science-fiction..."

Tout est dans cette quatrième de couverture, enfin presque, sinon le livre n'aurait pas lieu d'être!
Et on commence bien puisque Florence nous parle de caca dès le départ, oui vous avez bien lu! Alors, ce n'est pas scatophile cette histoire mais qu'est-ce que j'ai ri en la lisant, surtout en me disant après coup (et en ayant revérifié, désolé, c'est mon esprit scientifique qui veut ça!) que tout était vrai! C'est hallucinant!
Autre chapitre insolite, le deuxième, tout simplement, ou elle nous parle des objets qui ont été perdu dans l'espace! Mais attention, pas les satellites que l'on a envoyé là-haut, non ce serait bien trop simple, Florence nous parle de ce que les astronautes ont tout simplement perdu dans l'espace accidentellement et c'est pas mal non plus!
Ce que j'aime dans ce livre, c'est que l'on peut passer d'un gros chapitre de plusieurs pages à un petit qui ne fait que deux pages mais qui est tout aussi truffé d'informations.
C'est aussi un livre engagé pour la cause féminine mais sans les extrêmes : Florence Porcel nous montre bien que les femmes sont encore trop peu nombreuses et ne sont pas encouragées lorsqu'il s'agit des métiers scientifiques et encore moins dans le spatial! Elles sont (trop) peu nombreuses et peu soutenues lorsqu'elles veulent s'engager dans cette voie et l'auteure le rappelle dans plusieurs de ses chapitres; une piqûre de rappel ne pouvait pas faire de mal et elle le fait avec humour. Ce livre peut se lire en plusieurs fois puisqu'il est découpé en chapitres ou le lecteur (comme moi), peut le lire d'une traire car il est facile à lire, le vocabulaire n'est pas ardu et c'est vraiment sur le côté insolite des informations que Florence Porcel a mis l'accent.

 Mars Horizon. En collaboration avec Erwan Surcouf. Paru aux éditions Delcourt.

Quatrième de couverture:

"L'Humanité peut-elle s'établir sur Mars? Quel sont les défis et les dangers auxquels ses pionniers devront faire face?
Pour la première fois, un équipage se pose sur la planète rouge. Ils sont psychiatre, médecin, pilote ou encore botaniste... Ambassadeurs de la Terre, parviendront-ils à devenir les premiers Martiens?"

Alors ici, c'est au scénario d'une BD que nous retrouvons Florence Porcel, avec Erwan Surcouf aux dessins et couleur.
Tout d'abord, je dois bien avouer que je ne suis pas fan de ce genre de dessins et d'habitude, je n'aurai peut être pas acheté la BD mais, plusieurs fois, j'ai eu l'occasion d'acheter des BD simplement pour le scénario et chaque fois la sauce à pris, donc je ne pouvais pas passer à côté de cette bande dessinée de science-fiction car elle parle tout de même d'un projet que l'Humanité a, nous comptons envoyer dans un futur plus ou moins proche des vols habités vers la planète rouge qui nous fait tant rêver car elle a plus que probablement accueillis la vie à une certaine époque de la sienne.
Je donnerai beaucoup pour pouvoir un jour aller dans l'espace mais je ne pourrai jamais le faire qu'en rêve ou de part les récits de SF que je lis, ma maladie me cloue au sol!
Donc, je rêve par récit interposé.
Dans cette BD, vous assistez au débarquement sur la planète Mars d'une équipe hétéroclite d'humains, hommes et femmes qui viennent préparer le terrain pour qu'une seule d'entre eux, Florence, reste seule sur la planète. Delà, on va voir tout le processus de préparation matériel mais aussi psychologique et médical et c'est ça qui fait que le scénario est super, il est pensé dans les moindre détails par l'auteure. J'ai ressenti les différents sentiments qui ont animé les personnages, j'ai vécu carrément avec eux l'aventure et je peux donc dire que c'est mission accomplie pour la BD car elle est prenante du début à la fin tout en étant drôle et émouvante. C'est vraiment une belle réflexion sur notre humanité et notre envie de surpasser cette qualité de terrien pour devenir autre chose ... martien peut être un jour et trouver la vie, quelle qu'elle soit, un jour quelque part...
C'est aussi une porte ouverte sur la relation particulière qui unit Florence Porcel à la planète Mars, mais je ne peux, pour la comprendre, que vous envoyer vers ses vidéos sur Youtube, sur Facebook ou sur son site Internet car elle en parle tellement mieux!

J'espère que cet intermède Youtube/BD/littérature vous aura plu.

lundi 18 juin 2018

La chute / Albert Camus


Alors voilà, j'ai lu ce livre il y un bon moment maintenant, plusieurs mois je dois dire; et j'ai un souci depuis, je n'arrive pas du tout mais pas du tout à le chroniquer.
D'abord parce que Camus fait partie des monuments de la littérature française et des analyses de ses bouquins, il y en a des tonnes, il y a des livres et des milliers de sites internet sur le sujet et donc, j'avais simplement l'impression de recopier des choses...
Puis, l'histoire, bien qu'écrite de manière originale puisque l'auteur s'adresse directement à ses lecteurs, elle ne m'a pas emporté, je n'ai absolument pas pu être sensible à ce que l'auteur voulait faire passer!
Je me souviens quand j'étais en secondaire à l'école, j'ai dû lire, puisque c'était au programme du cours de français, "La peste" et CE roman, m'avait ému, impressionné même de part ce qu'il relatait mais ici, rien du tout à part de l'ennui et je suis triste quand je m'ennuie avec un livre.
Un point positif est qu'il n'est pas très long, donc, vite fini mais il m'aura donné des sueurs froides pour vous en donner un retour qui puisse me satisfaire un minimum et encore...
Pour terminer, pour ceux qui ne sauraient où trouver des informations sur l'auteur (mais je vous dirais que vous ne cherchez pas beaucoup alors!), voici quelques sites intéressants:



vendredi 8 juin 2018

Ash & Vanille : tome 1 : Les guerriers du Lézard / Sosthène Desanges


Il y a des romans dont les mots se transforment en légers filaments, ils arrivent à vous et, à peine vous ont-ils atteint, que vous êtes plongé dans un autre monde, une autre réalité... Dans ce monde, vous perdez vos repères! Mais ne paniquez pas! Laissez-vous emmener pour une aventure qui vous marquera tant elle est magique!

Première invitation au voyage, le patronyme au combien exotique et poétique de l'auteur : Sosthène Desanges ou Silo, son pseudonyme; il est de nationalité française, vit en Nouvelle-Calédonie et s'est illustré dans l'art de la BD avant d'en venir au roman.

Avec des amis, il a créé en 2005 une société appelée Banana Studio.

Bibliographie / Filmographie:

     * En BD:
L'auteur a créé une série de BD en 9 tomes avec le dessinateur Niko (aussi scénariste de "Satori", BD série parue aux éditions "Les Humanoïdes Associés").
La BD de Sosthène Desanges et Niko : 
"Frimeurs des îles".
   - Tome 1 : "Les pires copains du bout du monde".
   - Tome 2 : "Champions du monde de l'Anse Vata".
   - Tome 3 : "L'île la plus proche du paradoxe".
   - Tome 4 : "C'est arrivé à Nouméa".
   - Tome 5 : "Frimeurs contre frimeur".
   - Tome 6 : "Tous les coups sans permis".
   - Tome 7 : "Ménage à 4*4".
   - Tome 8 : "Le dernier tour de la BD".
   - Tome 9 : "L'appel de la voiture".

     * Romans:
"Ash et Vanille, tome 1 : Les guerriers du Lézard". Paru chez "Les trois chouettes éditions" en 2014;

"Ash et Vanille, tome 2 : Le chant du Mana". Paru chez "Les trois chouettes éditions" en 2016.

     * Série Télévisée:
"Chez Nadette" est une série TV de type Shortcom, tourné en Nouvelle-Calédonie et qui comporte plus ou moins 160 épisodes de 3 minutes chacun. Elle est diffusée depuis 2008 avant le journal TV local et je vous mets le site Internet de la série ci-après.

Mon avis sur Ash et Vanille:

Si j'ai eu peur au début de ma lecture, mes craintes se sont volatilisées quasi instantanément; je m'explique : au début, j'ai pensé avoir en face des yeux une histoire "tribale" avec des petites guerres de clans, des livres comme j'en ai lu des dizaine. Mais non! Vous allez littéralement perdre vos repères et adorer les perdre car ce roman est une petite pépite que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt. Je suis rarement aussi enthousiaste pour un roman mais là, je l'ai dévoré ET savouré à la fois. J'ai dû me forcer à le lire lentement car je ne voulais pas le finir trop vite mais, d'un autre côté, je voulais savoir.
Le roman commence dans une tribu de "sauvages" victime d'une mystérieuse malédiction qui fait qu'aucune filles ne naît plus dans le clan ou alors, c'est un fait extrêmement rare, et donc, les filles restantes sont plus que convoitées. C'est le chaman du village qui décide de qui se marie avec qui et quelle famille aura le droit de recevoir une fille en cadeau.
J'ouvre une parenthèse pour dire que oui, cela peut paraître sexiste mais j'aimerais aussi que l'on oublie pas que c'est une fiction et qu'il y a un moment où il faut savoir faire la différence entre la réalité et la fiction. Je sais que cela existe encore aujourd'hui dans certains pays du monde mais le livre n'est pas responsable de cet état de fait et n'entache en rien la lecture de l'intrigue. Je ferme la parenthèse.
Une jeune femme va être promise au dernier représentant de son clan dans le village, à savoir un jeune homme à peine sorti de l'adolescence s'appelant Ash. Cela va provoquer la jalousie et la colère des autres hommes en âge de se marier dans les autres clans du village mais, le mieux, c'est que cela n'intéresse pas Ash, lui, il veut prouver sa bravoure en allant défier un guerrier dans un autre village afin de ramener une femme.
A partir de là, toute une aventure va se dérouler devant vos yeux et rien ne va se passer comme vous auriez pu le prévoir car Ash va devoir aller plus loin dans sa quête et s'allier à d'autres villages pour sauver ... ... leur monde! Rien que ça.
L'auteur utilise les codes des tribus, la quête du passage à l'âge adulte, la magie, la mythologie, l'amour et l'aventure pour concocter une histoire trépidante et prenante, il a composé des personnages hauts en couleurs, attachants, héroïques... Bref, on s'y attache et je ne voulais plus les laisser.
Le style de l'auteur vous transporte dans une sorte de rêve éveillé qui peut virer à tout moment en cauchemars mais dont vous ne pouvez vous détacher.
Comme vous pouvez le deviner, j'ai plus qu'envie de lire le tome 2 car l'aventure n'est pas terminée et le danger est plus que présent à la fin du tome 1.

lundi 4 juin 2018

Emma à la découverte du monde de Joya / Nadine Bach-Jockers


Il y a peu, je vois passer sur le groupe Facebook où je suis, à savoir, "Auteurs cherchent avis, chronique ou Beta-lectures" un post de Nadine Bach-Jockers qui demandait une chronique pour un roman interactif jeunesse. Etant maman d'une petite Solène de presque 5 ans (au mois d'août) et comme la littérature a une place aussi importante dans la vie de ma fille que dans la mienne, j'ai sauté sur l'occasion et ai posé ma candidature...

Comme pour les autres auteurs, avant de nous intéresser à l'album, nous allons aller faire un petit tour dans la biographie et la bibliographie de l'auteure:

Nadine Bach-Jockers est française, née en 1977, elle est thérapeute de formation; sur son site Internet, elle se définit par les titres suivants : Réflexologue (est une pratique qui utilise le massage comme thérapeutique sur les maux du corps), Iridologue (l'irigologie est une méthode qui permettrait de diagnostiquer des troubles fonctionnels à partir de l'examen de l'iris), Phyto-thérapeute certifiée spécialisée en relaxation et massages Ayurvédiques.
L'auteure est aussi formatrice en massages relaxants et cuisine végétarienne.
Elle est fan de littérature fantastique ainsi que de son pendant cinématographique, mais elle est aussi très romantique et aime les histoires d'amour passionnels comme savent les conter les éditions Harlequin.

Bibliographie:

     Romans adultes:
"Dans ma peau, la face cachée". Paru en auto-édition en 2018.
"(Mon défouloir)". Paru en auto-édition en 2018.

     Roman jeunesse:
"Emma à la découverte des mondes de Joya". Paru en auto-édition une première fois en 2014, réédité, toujours en auto-édition en 2018.

     Livres pratiques:
          * Série "Devenir auteur":
"Devenir auteur, tome 1 : De l'écriture à la mise en page". Paru en auto-édition en 2018.
"Devenir auteur, tome 2 : De la conversion à la vente sur Marketplaces, librairies." Paru en auto-édition en 2018.
"Devenir auteur, tome 3 : Faire connaître son livre" - A paraître fin 2018.

          * Série "Zen":
"Initiation au massage relaxant aux pierres chaudes". Paru en auto-édition en 2018.
"Sushis végétariens, végans et accompagnements". Paru en auto-édition en 2018.
"Voyons la vie en rose". Paru en auto-édition en 2017.

Venons-en à notre avis! Car oui, comme je vous l'ai dit en début d'article, je n'étais pas seule pour cette chronique; cette fois, j'ai eu l'aide de ma petite Solène d'amour!
Solène partage mon amour des livres, chaque soir, je lui raconte une voire deux histoires avant qu'elle s'endorme. Cela l'apaise avant la nuit et lui donne souvent une base pour "des beaux rêves maman!"
Nous avons lu toutes les deux l'album en version numérique sur sa tablette, puis, dans un second temps, j'ai laissé ma fille regarder les images seule pour qu'elle puisse me dire ensuite si elle les aimait ou pas trop. Ensuite, on a discuté du thème de l'album et de comment la "dame qui l'avait écrit" avait amené le sujet. Enfin, j'ai relu seule une dernière fois l'album avant d'écrire cette chronique; voici donc le résultat de cette analyse en duo:

En première lecture, nous regardons d'abord la couverture. Solène aime l'arbre sur la gauche, elle aime aussi le petit gnome représenté dessus, il la fait rire et elle le trouve joli. Par contre, la petite fille, Emma, ne lui plaît pas : "Elle n'a pas l'air gentille maman!", "J'aime bien ses cheveux mais la couleur de ses vêtements ça fait triste!".
Solène trouve que le titre prend trop de place et qu'il manque de l'herbe sur la couverture. Par contre, elle accroche tout de suite à l'illustration dans l'album, elle pense que ce n'est pas la même petite fille et ne veut pas me croire quand je lui dit que c'est Emma aussi, cela est dû aux expressions du visages qui sont totalement différentes et qui donnent un air joyeux à la petite fille, Solène dira même en parlant de cette illustration : "C'est la soeur de la fille de la couverture maman!". Elle aime aussi le petit animal près d'Emma mais elle n'aime pas vraiment la "tache" verte sous Emma, ce qui figure l'herbe!
Au commencement de l'histoire, Solène pense revoir la Emma "méchante", ce qui est dû, encore une fois à l'expression du visage du personnage, Solène ne l'aime pas beaucoup, elle préfère quand elle sourit et quand ses yeux sont "doux".
Je commence à lui lire le conte et tout se passe bien au début, Solène se figure un beau pays avec des êtres surnaturels et merveilleux.
Très vite, elle me pose des questions : "Qu'est-ce que sont les traditions?", "Pourquoi le livre parle de ça?". Il faut que vous sachiez que notre fille est curieuse, comme beaucoup d'enfants, et qu'on tente toujours, comme beaucoup de parents, de répondre au mieux à ses questions. Elle connait l'état écologique de notre planète, a déjà un bon esprit scientifique et nous parlons de tout un tas de choses comme l'astronomie, l'écologie, la biologie, la protection des espèces animales et végétales, etc.
Elle comprend donc quand l'auteure parle d'harmonie avec la nature et de respect des espèces. Quand je lui parle d'Elana, petite fée de la nature, elle s'identifie donc de suite à elle car elle fait très attention, à sa dimension de petite fille bien entendu, à l'écologie, elle trie les déchets, fait de plus en plus attention à ne pas laisser couler l'eau trop longtemps, ne laisse pas allumé partout tout le temps, et toutes ces petites choses qui aident à préserver notre fragile équilibre. J'ai donc eu l'idée, comme ma fille s'identifiait à la fée, de ne plus appeler cette dernière Elana, mais Solène, cela lui a plu.
Nous arrivons au passage suivant : "Joya était un monde où il était agréable de vivre, ses habitants ne connaissaient pas la peur, la crainte ou la jalousie, tout était en harmonie...". Ma fille est restée sans voix, puis m'a dit "Ca n'existe pas ça maman!" Et je comprends qu'elle ait été décontenancée, car une telle société est utopique; notre fille est aussi au courant des travers de notre société, avec les différents actes de terrorisme qui ont eut lieu depuis sa naissance et le fait que son papa et moi nous nous tenions au fait de l'actualité, il était improbable qu'elle n'en ait pas entendu parler et comme elle se fait tout expliquer, il a fallut choisir les bons mots afin de lui dire qu'elle ne vivait pas dans un monde facile, d'où le fait qu'elle se soit interrogée sur un monde aussi pacifique! Je lui rappelle donc que c'est une histoire, que c'est inventé, que l'histoire sert à l'auteure pour expliquer quelque chose et que ce quelque chose, c'est entre autre le yoga mais aussi l'entraide et le dialogue. Nous retournons donc à l'histoire.
Solène voit alors l'image avec la fée Elana et Emma. Elle n'aime pas la manière dont les personnages sont représentés mais elle aime bien le petit animal plein de couleurs. Par contre, l'autre image de la fée lui plaît.
Quand Emma explique comment est son monde, ma fille me dit que ça ressemble fort à notre Terre et je lui dit que c'est certainement ce que l'auteure voulait figurer.
Par rapport au yoga, Solène ne pose pas de questions, elle connaît déjà, ne serait-ce que parce que je lui en ai déjà parlé mais aussi car son professeur de psychomotricité à l'école en fait avec les élèves. Nous pratiquons aussi les exercices de respiration quand elle a besoin de se calmer d'une émotion trop forte.
Quand arrive la "méchante" de l'histoire, Solène a eu cette réflexion : "pourquoi il faut toujours un méchant?" Et je me le suis demandée, il y aurait bien pu y avoir des aventures dans cet album sans qu'il y ait absolument un méchant, mais bon, c'est le choix de l'auteure et je l'explique à Solène qui comprend.
Ensuite, à part Herlix, qui lui a plu car : "on voit tout de suite maman que c'est pas un vrai méchant!", l'histoire ne l'a plus beaucoup intéressé car il y avait trop de "faut faire ça", " faut pas faire ça", c'est trop comme à l'école elle m'a dit ou quand vous me dites ce qu'il faut ou pas faire, elle n'aime pas vraiment quand un livre veut lui donner des leçons, elle préfère les livres qui aident à comprendre ou qui font rigoler et penser à des choses amusantes. Solène est sérieuse mais elle a besoin d'amusement et la rencontre n'a pas eu lieu entre elle et le livre malheureusement.
Pour les images, dans l'ensemble peu ont retenu l'attention de ma fille. Elle m'a expliqué que les expressions des visages ne correspondaient pas toujours à ce que le texte disait et que ce qu'elle avait préféré, c'étaient les petits animaux et la fée. Nous avons su seulement en fin d'album pourquoi les images nous paraissaient vide, simplement parce que la version papier est coloriable, mais, comme me l'a souligné Solène, quand c'est sur la tablette, ce n'est pas pratique de mettre en couleur, et elle a raison.

Ensuite, me voici seule avec l'album, que je reprends depuis le début bien entendu. La couverture paraît bien vide (mais maintenant on sait pourquoi), c'est déroutant et assez peu engageant, mais comme il ne faut jamais juger un livre sur sa couverture... Si les dessins auraient pu être étoffés et plus fournis, je regrettes surtout le manque de peps dans le choix des couleurs, c'est assez triste, surtout pour des enfants, ça les attire!
L'introduction est classique des contes. Dès le départ, il y a des redites, quand l'auteure parle d'une part du peuple de Joya qui apprend dès son plus jeune âge à ses habitants qu'il faut respecter les autres et la planète, elle répète la même chose à propos de la fée Elana, mais comme cette fée fait partie du peuple de Joya, même dans la tête d'un enfant, il est clair qu'elle aura été élevée selon les mêmes préceptes, donc je ne vois pas l'intérêt de le répéter; même chose quand l'auteure dut que les habitants ne connaissaient pas la peur, la crainte, etc., ce sont deux notions assez proches, voire similaires, donc pourquoi cette redite?
J'ai beaucoup aimé comment le yoga et la respiration consciente ont été amené dans le conte, c'est assez bien fait et c'est bien expliqué aux enfants, c'est facile d'accès.
Si les méchants n'en sont pas vraiment, ils apportent de la matière au conte afin d'étayer les propos de l'auteure et permettent de mettre en avant l'entraide et la compréhension des autres sans juger les apparences. Ce sont des notions importantes, je regrette seulement le ton quelque peu moralisateur pris par la narration.
J'ai apprécié le petit questionnaire en fin d'album qui permet de voir ce que l'enfant à retenu et aussi de continuer l'expérience avec son enfant en discutant. Les recommandations vont évidemment avec le thème du livre mais je trouve qu'il en manque comme tout ce qui tourne autour de l'eau et de son économie, du fait qu'il existe des personnes qui n'ont pas accès à l'eau, parler aussi de l'électricité serait bien mais aussi parler du fait de ne pas surconsommer ou jeter n'importe quoi n'importe où, il manque énormément de notions à la fin de l'album (ou alors ce sera le sujet d'un autre puisque j'ai cru comprendre qu'Emma allait voyager dans divers endroits). Aborder aussi en fin d'album la solidarité aurait pu appuyer le moment où ils se mettent tous en groupe pour arrêter le feu.
Enfin, les bricolages et les exercices de yogas proposés le sont de manière simple et efficace.

C'est donc un bilan en demi teinte : d'un côté, Solène a aimé une partie de l'histoire mais aurait vu le reste tout autrement et les dessins des personnages humanoïdes lui ont déplu, les petits animaux par contre lui ont beaucoup plu et elle a tenté de les refaire par elle-même ensuite. C'est principalement le fait de se faire faire la morale qui lui a déplu totalement, même si elle comprend pourquoi, et justement parce qu'elle sait le pourquoi du message, elle n'a pas apprécié de se faire "sermonner" par un livre.
De mon côté, je trouve que le message de l'album est très important à faire passer et que l'auteure le fait assez bien passer à quelques détails techniques près. Ce qui ne passe pas, ce sont les illustrations qui, selon moi, devraient être plus enrichies, surtout en version numérique et plus joyeuse au niveau couleurs.

Faites-vous donc votre propre opinion et venez en parler.






jeudi 24 mai 2018

Les chercheurs du temps / Emmanuelle Nuncq


Aujourd'hui, on va parler d'une jeune auteure française, Emmanuelle Nuncq, née en 1984 et très grande amoureuse des lettres; elle a suivi un cursus littéraire à l'Université de Nancy 2; elle a ensuite travaillé pendant quelques années dans une bibliothèque et a ensuite déménagé à Bruxelles pour travailler dans une association de quartier qui s'occupe de jeunes adolescents.
En réalisant mes recherches pour cet article, j'ai découvert le blog d'Emmanuelle, et en même temps, une porte s'est ouverte sur tout un monde, riche en couleurs, matières, diversité; car si elle est auteure, cette jeune femme est également douée pour la couture puisqu'elle crée des costumes (soit reproduisant des modèles historiques, soit en créant totalement le modèle) aux couleurs magnifiques et qui lui donnent une allure tellement ... waouh quoi que j'en suis même un peu jalouse de son talent, j'avoue!
Donc, si je tente de résumer, nous avons ici une jeune femme, très jolie, ayant des doigts de fée, passionnée de littérature et d'écriture, et pleine de vie...
Si vous voulez en apprendre plus sur elle, je vous mets en lien vers son blog en fin d'article (hé! J'ai pas envie que vous quittiez ma page pour aller sur le blog avant d'avoir fini de lire mon article hein, bande de coquins!).

Bibliographie:

"Porcelaines". Paru en 2010 aux éditions Le Manuscrit;

"Bordemarge". Paru en 2012 aux éditions Castelmore dans la collection Romans Adolescents;

Participation à l'anthologie "Semi-Hommes", ouvrage qui rassemble 7 histoires d'auteurs différents et illustrées par 7 dessinateurs différents sur le thème de Tolkien. Paru aux éditions Asgard, sous la direction de Valérie Frances et Denis Labbé. La couverture a été dessinée par Mathieu Coudray.
L'anthologie est composée de:
     - "Ale Wisp Nick" / Pierre Dubois;
     - "Le monstre du Shaerten" / Olivier Peru;
     - "Vous serez Immortelle" / Emmanuielle Nuncq;
     - "Prédatrice" / Mathieu Gaborit;
     - "Quarante-huit pour cent" / Adrien Thomas;
     - "Une surprise de (petite) taille" / Simon Sanahujas;
     - "Babillante babiole" / Nathalie Dau.
Liste des illustrateurs : Mathieu Coudray, Bruno Bucero, Krystal Camprubi, Martine Fassier, Sandrine Gestin, Jérôme Lereculey, Laurence Peguy, David Pellet.

"Les chercheurs du temps". Paru en 2015 d'abord à compte d'auteur (MelleMars éditions) puis republié par les éditions Séma dans la collection Séma'gique en 2017;

"Novalys". Paru en 2015 à compte d'auteur (MelleMars éditions).

"Palimpsestes : tome 1. Impressionnisme". Paru en 2016 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin;

"Palimpsestes : tome 2. Symbolisme". Paru en 2017 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin;

"Palimpsestes : tome 3. Anachronisme". Paru en 2018 aux éditions du Chat Noir dans la collection Black Stream. Couverture illustrée par : Gilles Grimoin.

Qu'ai-je pensé du roman "Les chercheurs du temps"?

Tout d'abord, la couverture. D'habitude, je ne m'y attarde pas plus que cela, non que je ne sois pas sensible à l'art qui s'y exprime, mais parce que, généralement, ce n'est pas ce qui va me décider à prendre un roman pour le lire! Ici, j'ai trouvé que cette couverture mettait en valeur les éléments principaux du livre. Elle représente bien aussi le voyage dans le temps avec les rouages. Elle est claire et sombre à la fois. J'ai tout de même trouvé qu'il y avait beaucoup de différence de traitement de l'image entre le professeur et Roxanne sur cette couverture, peut être voulu par l'auteur pour marquer le caractère des personnages? En tout cas, j'ai été interpellée par cette couverture car je me demandais ce qui pouvais bien se cacher derrière et je n'ai pas tardé à le découvrir.
Alors, passons à l'aventure! Je me suis retrouvée en présence de plusieurs personnages; d'abord, Clarence Fertennant, professeur et voyageur dans le temps (rien que ça!). En effet, l'homme a créé des semelles dont le pouvoir est de faire voyager leur porteur dans le temps, autant le passé que le futur. Mais pourquoi voyager dans le temps? Le professeur sélectionne des élèves afin de les emmener avec lui pour étudier.
A ce moment du récit, je me suis demandée pourquoi il faisait cela! Je veux dire, je comprends bien qu'il veut apprendre et donner la possibilité à ses "élèves" d'apprendre directement sur le terrain mais à part avoir directement les réponses réelles, elles ne peuvent pas vraiment servir à ses étudiants car ils ne peuvent dire qu'ils voyagent dans le temps, donc leurs découvertes doivent normalement rester secrètes, donc (et je me répète je sais) ça ne sert pas à grand chose. Mais je pinaille je sais.
Le récit s'inspire beaucoup de la série télévisée "Docteur Who" (c'est l'auteure elle-même qui le dit) et je ne suis pas capable d'infirmer ou non son propos car je n'ai (oh! Honte sur moi!) jamais regardé cette série.
Donc, sur le principe, j'ai un héros qui recrute des élèves, hommes ou femmes dans diverses branches comme l'Histoire, la littérature, etc. et qui effectue des sauts dans le passé afin d'aller se rendre compte sur place de telles ou telles situations, techniques, guerres, ou de rencontrer tels ou tels personnages, ... , et ce n'est pas mal et à ce moment, je m'attends à un récit avec beaucoup de moment Historiques. Dans la majorité du récit, j'ai vu des morceaux de l'Histoire bien décrits, avec des personnages bien construits, une superbe maîtrise des costumes, des décors et des coutumes de l'époque traversée. D'après les descriptions faites, j'avais réellement le sentiment de me trouver à ces endroits et de faire le voyage dans le temps avec les protagonistes MAIS...

... vous l'avez vu arriver le MAIS non?

D'abord, le fait de mettre la fin au début, ou presque. C'est un coup que le lecteur ne voit pas forcément venir et c'est pas mal ... mais cela ne marche pas pour moi. En fait, cela aurait été un vrai coup de génie si ce n'était pas le plus gros paradoxe temporel du roman. Je prends un exemple "random" pour ne pas tout vous spoiler de l'intrigue mais prenez un homme né au 12ème siècle par exemple, faites-le voyager dans le temps et ne plus vieillir pour arriver à notre époque, là, après quelques aventures, il décide de se retirer pour finir ses jours au temps des dinosaures ! Vous me direz : "Oui, et alors?" Je vous répondrai qu'alors, votre personnage se retrouve ancêtre à lui-même et que donc, ben ça  colle pas dans mon cerveau qui veut pas l'accepter (et pourtant vous savez que je lis de la SF, de l'horreur, etc.) mais ça, c'est pas logique dans mon cerveau.
Ce paradoxe ne sera pas le seul du roman mais je ne vais pas plus loin, je vous laisse aller découvrir cela en lisant vous-même le livre.
Ensuite, j'ai regretté qu'il n'y ai pas réellement de quête principale. Car non, il n'y en a pas. Les voyages se font au grès des envies des protagonistes du roman, ce qui n'est peut être pas plus mal car cela a laissé plus de liberté à l'auteure, ce qu'elle a su exploiter car on ne s'ennuie pas du tout dans ce livre et j'ai découvert énormément de choses sur des époques qui m'intéressaient. Mais quand je parle de quête principale, ce qui m'a un peu manqué, c'est un fil rouge, quelque chose qui puisse relier toutes les histoires autre que les personnages récurrents ou le simple fait de voyager dans le temps. Ici aussi, je me pose la question de savoir si je ne lis pas trop de littérature où justement le héros/héroïne doit remplir une quête pour avancer. Après tout, c'est peut être de moi que vient le souci?
Pensez-vous qu'il faille toujours une quête pour qu'un roman soit palpitant?

En ce qui concerne les personnages, il ont une consistance. Le professeur est quelqu'un d'assez guindé, fermé, ayant un passé long et une grande expérience mais on va le voir changer, le vernis va craquer et il va se révéler tout au long de l'aventure. En parallèle, il y a le personnage de Roxanne, le deuxième personnage principal de l'histoire, étudiante à la Sorbonne, qui va partir avec le professeur à la recherche d'écrivains afin d'étayer sa thèse de fin de cursus. Elle est l'opposé de Fertennant et c'est par elle que les changement chez ce dernier vont intervenir. Mais si elle respire la joie de vivre en apparence, elle cache une face sombre que je vous laisse aller découvrir. Cette part sombre a été une bonne surprise à la fin de ce roman.

Ce qui est bien aussi avec le roman, c'est que l'on peut le considérer comme un recueil de nouvelles à propos d'une trame narrative principale. Le fil rouge étant les voyages entre Roxanne et le professeur (sauf pour le premier chapitre en fait, mais bon voilà), on peut prendre un chapitre, le lire et fermer le livre si on veut pour reprendre plus tard car ils se passent dans des lieux différents, à des époques différentes et donc peuvent être lus indépendamment les uns des autres; j'ai trouvé ça bien du fait des nombreux paradoxes temporels qui émaillent le récit, mon cerveau a donc eu la joie de pouvoir décanter chaque chapitres calmement sans vouloir absolument tout connaître d'un coup. J'ai d'ailleurs compris en lisant le mot de la fin de l'auteure car elle y explique qu'à la base le roman est composé de pleins de petites nouvelles écrites indépendamment les unes des autres qui ont été réunies afin de constituer une grande trame finale.

Au niveau du style d'écriture, je l'ai trouvé fluide, les descriptions faites donnent une idée claire des lieux et des personnages mais sans en faire trop. J'ai eu la sensation que l'auteure aimait beaucoup ses personnages mais sans trop les encenser, en leur donnant un caractère très  humain malgré le grand pouvoir qu'ils ont de savoir voyager dans le temps.

Je peux donc vous dire que j'ai passé un très bon moment avec ce livre, je ne me suis pas ennuyée du tout et que je pense lire les autres romans d'Emmanuelle Nuncq dès que l'occasion me sera donnée de le faire.

Enfin, pour terminer, et avant de vous donner le lien du blog de l'auteure, je voulais vous poser une petite question : Et vous, si vous pouviez voyager dans le temps, qui voudriez-vous rencontrer? (Je sais que c'est bateau mais bon). Personnellement, je pense que je voudrais rencontrer tout un tas d'auteurs comme Zola, Poe, Hugo, ... et je vais m'arrêter là mais il y en a tellement d'autres..

Blog de l'auteure : http://emmanuellenuncq.com//index.php?


lundi 14 mai 2018

Six ~ Les Moissonneurs Stellaires / Khalysta Farall


L'auteure que je vais vous présenter et s'exprimant sous le pseudonyme de Khalysta Farall, puise sont inspiration a une source accessible de tous normalement mais dont bien peu arrivent à se souvenirs : Les Rêves!
En effet, de son propre aveux lors d'une interview pour le site "L'indé Panda", l'écrivaine note tous ses rêves à son réveil et s'en sert pour ses romans ou de courtes histoires! 
Khalystaa se définit d'ailleurs comme une Onironaute et propose sur son blog homonyme des histoires et autres nouvelles, tout cela mêlés à des chroniques de lectures, de films, des présentations d'auteurs, etc.
Mais au-delà des maigres informations que j'ai pu lire lors d'interview sur le net, j'ai voulu aller un peu plus loin afin de connaître l'auteure et je lui ai envoyé un questionnaire qu'elle a bien voulu compléter et que je vous retranscris ci-dessous:

1/ Khalysta Farall est donc un pseudonyme! Pourquoi écrire sous pseudo? Pourquoi avoir choisi CE pseudo? Évoque-t-il quelque chose de spécial pour vous?

"Je dirais qu'il y a deux raisons à mon pseudonyme : premièrement, mon vrai nom ne fait pas rêver. Très franchouillard, j'avais du mal à me l'imaginer sérieusement sur une couverture de livre de SF. Deuxièmement, j'aime me réinventer des identités. Etant une gameuse assez active sur certains MMORPG, j'ai cette habitude d'être appelée par des pseudonymes et non par mon vrai prénom, comme s'ils étaient simplement d'autres facettes de moi-même.
En ce qui concerne le choix de celui-ci, il est tout simple : c'était mon pseudonyme sur le jeu EVEonline, fantastique jeu spatial qui m'a inspiré quelques éléments visuels de la saga des "Moissonneurs Stellaires". J'ai donc décidé de le garder."

2/ Quel âge avez-vous? Vous avez, à ce que j'ai pu lire, une formation en tapisserie. En quoi consiste cette formation? Pourquoi avoir choisi cette filière avant de vous tourner vers l'auto-édition?

"Je viens tout juste d'avoir trente ans (aïe, ça fait mal).
J'ai effectivement une formation de tapissière - décoratrice. En gros, j'ai appris à créer et garnir des assises (fauteuils, canapés), et à coudre des rideaux et voilages. Ma formation devait initialement me conduire à être prototypiste dans le domaine -- en gros, j'aurais fabriqué les prototypes des sièges avant qu'ils soient fabriqués en grande série -- ou alors à faire de la création / réfection artisanale (pour les particuliers).
Je m'étais tourné vers ce métier parce que je suis à la base quelqu'un de très manuel, j'aime toucher la matière, travailler les textures...
Là ce métier me permettait de joindre l'utile à la passion. Mais le fait est que l'artisanat est pas mal mourant en France, et qu'il m'a été très difficile de trouver du travail dans le secteur.
Alors, après pleins de petits boulots plus ou moins en rapport avec cette formation (maquettiste de trains, accessoiriste de théâtre ou encore garnisseuse de matériel orthopédique), j'ai décidé d'arrêter les frais et de chercher dans des secteurs plus conventionnels.
Et puis est arrivée ma première grossesse, qui m'a permis d'avoir du temps à consacrer à ma vrai passion de toujours : l'écriture."

3/ J'ai lu sur le site MonBestseller.com que vous auriez aimé vivre à une autre époque. Laquelle et pourquoi? Dans la même idée, vous dites aussi que vous auriez aimé vivre dans un autre monde. Lequel? Un monde similaire au nôtre sur Terre ou ailleurs? Comment voyez-vous le monde dans lequel vous aimeriez vivre?

Alors, si je devais choisir une période de notre monde, j'hésiterais entre quelque part à la préhistoire, où il y avait moins de monde et où je me dis qu'à force d'être concentré sur sa survie on n'a pas le temps de se prendre la tête pour autre chose - et aussi parce que je rêverais de voir une Terre totalement vierge de l'impact humain; ou alors loin, très loin dans le futur, après l'effondrement de la civilisation telle que nous la connaissons, par pure curiosité.
Pour ce qui est d'un autre monde, l'à j'hésiterais entre un monde de magie, type med-fan (médiéval fantastique pour les non initiés ^^) avec des dragons et des peuples non-humains, des cités immenses qui cherchent à percer les nuages et des vallées sombres et inexplorées d'où, dit-on, personne n'est jamais revenu..."
Note : Même cette interview ressemble à un début d'histoire ... j'adore ça!
"Ou alors un monde à la Star Wars, où tout est possible, tout est monnayable, depuis les implants cybernétiques capables d'augmenter la mémoire aux voyages inter-systèmes qui permettent de faire commerce avec d'étranges races à la technologie inconnue et mystérieuse."

4/ D'après ce que j'ai pu voir sur votre blogt, l'espace semble vous faire rêver et je vous comprends, étant moi-même passionnée de l'espace et de SF, mais que ressentez-vous face à l'univers dans lequel on vit? Pensez-vous que l'Humain va enfin sortir de son berceau pour aller fonder d'autres mondes?

"Question épineuse. Comme toute grande rêveuse, ça serait pour moi une joie de voir les débuts de la colonisation de Mars, de savoir qu'on a trouvé une planète lointaine habitable ou un moyen d'en terraformer une mais, avouons-le franchement, on fait déjà n'importe quoi sur Terre, alors c'est un peu décourageant de se dire qu'on risque surtout de faire n'importe quoi ailleurs, en reproduisant les mêmes erreurs.
Je dirais que je me sens face à l'Espace et sa conquête comme je me sentirais devant un trou noir, fascinée, terriblement curieuse, mais consciente que certaines limites ne doivent pas être franchies."

5/ Vous semblez avoir une imagination bien fournie! Quel est le style littéraire dans lequel vous aimez le plus écrire? Pourquoi? Et qui est l'auteur qu'il faudrait, selon vous, mettre entre toutes les mains?

"Ah ça, si il y a bien une chose dont je puisse me vanter, c'est d'avoir la tête dans les nuages (comment ça on ne se vante pas normalement?). La réalité me paraît tellement triste et terrible, que depuis toute petite je préfère vivre dans mes mondes à moi. Le style littéraire que je préfère est bien entendu la SF, car c'est d'une part celui que j'ai le plus lu depuis toute gamine, et d'autre part celui où je trouve le plus de matière à réflexions. 
J'aime cette capacité à pousser es situations à l'extrême pour nous questionner nous-mêmes. Et pour cela, je pense que tout le monde devrait lire les nouvelles de Philip K. Dick, qui pour moi était le maître en la matière. L'individu, la société, la colonisation, la politique...
Toute son oeuvre est une immense invitation au questionnement et à la réflexion."

6/ Lequel de vos écrits est selon vous le plus abouti? Le plus impressionnant? Celui qui vous a donné le plus d'émotions durant l'écriture?

"Mon préféré en termes d'émotions, c'est mon roman "Le vaisseau du Cristal", ce qui est plutôt drôle car c'est celui qui marche le moins bien. Je reconnais qu'il n'est pas le plus aboutis, mais il reste mon petit favori.
Mais en termes d'intensité d'écriture, de temps consacré et d'aboutissement, je crois que la palme reviendra à "Protocole Zéro", le tome 3 des "Moissonneurs Stellaires", que je suis en train d'éditer et qui sortira dans quelques jours. J'en suis vraiment fière, car il achève mon premier cycle littéraire et signifie beaucoup pour moi."

7/ Je vois que vous avez un enfant. Est-ce facile de tenir un bon rythme d'écriture avec un enfant?

"Non, vraiment pas. Un enfant est un travail à part entière. Je suis mère au foyer - et donc toutes mes cessions d'écritures se sont déroulées durant ses siestes ou ses heures de coucher (mes heures de repos donc). Et maintenant qu'il est à l'école, me laissant à nouveau un peu de temps libre pour travailler... ben le deuxième va venir prendre sa place pour me manger à nouveau mon temps. Mais avec de l'organisation, de la motivation et un conjoint compréhensif (et beaucoup de café), on y arrive!"

8/ Enfin, avant de vous laisser pour donner à mes lecteurs votre bibliographie et ma chronique, j'aimerais vous demander si vous avez des projets livresques à venir? Allez-vous participer à des salons littéraires ou faire des dédicaces prochainement et si oui où? Quand?

" Côté romans, comme je l'ai dis plus haut, le tome 3 des "Moissonneurs Stellaires" sort dans quelques jours. En septembre, je devrais éditer mon recueil de nouvelles fantastiques "Dédale" et en novembre, je vais profiter du NaNoWriMo ( National Novel Writing Month) pour écrire mon premier roman fantastique, histoire de changer un peu de la SF et de sortir de ma zone de confort.
Pour ce qui est des salons, je participe normalement au Salon du Livre d'Angervilliers le 9 juin prochain (je dis normalement car la date de mon accouchement se rapproche et je ne suis pas à l'abri d'un imprévu).
Je serai également présente au Salon "Lire à Etiolles" le 17 novembre."

Après cette interview, pour laquelle je remercie encore Khalysta Farall, je vous propose sa bibliographie:

"Six ~ Les Moissonneurs Stellaires!". Edité par Sophie Quesse, ce roman SF fait partie de la série "Les Moissonneurs Stellaires" et est paru en 2015;

"Mes petits chéris et autres défis". Edité par Sophie Quesse, ce recueil se compose de nouvelles horrifiques et est paru en 2016;

"Le vaisseau du Cristal". Couverture réalisée par Stephan Spatola. Edité par Sophie Quesse, c'est un roman SF paru en 2016;

"Le Monolithe". Edité par Sophie Quesse, c'est un recueil de nouvelles SF paru en 2017;

"Mirage ~ Les Moissonneurs Stellaires 2!". Edité par Sophie Quesse, ce roman fait partie de la série "Les Moissonneurs Stellaires" et est paru en 2017.

 Enfin, pour terminer voici ma chronique à propos de "Six ~ Les Moissonneurs Stellaires":

Mes premières lectures, c'était de la SF, des Spaces Opéra, je suis fan de tout ça, Peter Randa, Asimov, Guieu, et tellement, tellement d'autres que j'ai lu, dévoré, adoré, parfois détesté mais rarement, bref, je suis super exigeante en la matière car c'est un genre où l'on peut tout trouver (comme dans tous les autre genres hein, je sais mais je suis moins regardante, sauf peut-être pour l'horreur mais je m'égare), du super roman que l'on ne veut pas finir trop vite mais duquel on veut tout savoir tout de même, au roman stéréotypé où on voit tout venir à des Unités Astronomiques!
Le roman de Khalysta Farall m'a télétransporté à des Années Lumières de mon salon dans un vaisseau en compagnie de Cowl; Ah! Cowl, aussi attachant que bêta parfois, mais ce n'est pas vraiment sa faute! Un personnage qui a été formaté pour être ainsi, mais qui va devoir et surtout savoir puiser en lui pour dépasser la condition pour laquelle il a été pré-programmé, il va évoluer, devenir courageux et se surpasser.
C'est en sa compagnie que j'ai fait la connaissance aussi de Six, jeune femme rebelle au caractère souvent orageux, mais à raison, pas pour le plaisir! Elle m'a d'abord intrigué, puis passablement énervé pour enfin arriver à me toucher... mais je vous laisse découvrir par vous-même pourquoi en lisant le roman!
On pourrait penser que cette histoire, c'est du déjà vu, et d'une certaine manière, pour le fond, oui! Mais c'est la forme, la façon qu'à l'auteur d'amener son intrigue en nous laissant plein de questions en tête : pourquoi les Humains en sont-ils là? Dans un vaisseau perdu dans l'espace? Pourquoi fuient-ils et que fuient-ils? Qui sont les Pirates? Que veulent-ils? Pourquoi avoir autant formaté les esprits dans le vaisseau? Quelle est la planète que Cowl découvre? ...
Je pourrais continuer longtemps ainsi avec mes questions mais je risquerais de vous en dire trop donc chut...
Petit à petit, l'auteure répond à nos questions, nous oriente et on comprend que ce n'est pas ce à quoi on s'attendais et ça dans un bouquin, j'adore!!!!

Quand un bouquin, en plus de faire en sorte que je m'attache à ses personnages, me retourne le cerveau par son dénouement, dans ces cas-là, j'ai presque mal physiquement à fermer le livre et à laisser partir ses personnages auxquels je me suis attachée.
Merci à vous Khalysta de m'avoir emmené sur votre vaisseau, j'espère que je pourrais trouver le temps de me procurer vos autres écrits afin de replonger dans l'aventure et retrouver les personnages que j'aime beaucoup.